Alain Juppé - France, mon pays

23 mai 2007
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Jean Pierre
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Alain Juppé - France, mon pays

Robert Laffont - 2006 - 242 pages

Après de nombreuses années sur le devant de la scène politique française, Alain Juppé a dû trouver à s’occuper autrement pendant une année. Privé de fonctions électives par une décision judiciaire, il a saisi l’opportunité de prendre du recul en partant enseigner au Québec. Il est amusant de se rappeler que Philippe Seguin, son rival d’un moment, avait suivi le même chemin lors de son éloignement de la politique française. Le Québec offre comme une vie de rechange.

On ne voit jamais mieux son pays que lorsque l’on n’y vit pas. La nostalgie atténue peut-être un peu les défauts, on oublie les préoccupations trop terre-à-terres pour mieux distinguer les lignes directrices. On n’a jamais plus envie d’en parler, en bien, pour entretenir et faire comprendre son attachement à sa terre pour un temps éloignée. Alain Juppé utilise pour cela le procédé un peu compassé des lettres adressées à divers correspondants, autant de prétextes pour développer différents thèmes.

Il y a tout d’abord son engagement politique auprès de Jacques Chirac et au delà son intérêt pour la chose publique. Puis viennent l’Europe, la mondialisation, l’écologie, l’enseignement, l’immigration, l’islam et finalement Bordeaux, la ville qui donne un sens à son action publique. S’adressant parfois à ses enfants ou à ses petits enfants, il s’y glisse un ton plus personnel, rythmé par le tutoiement. Mais on revient vite au cœur de la question, autrement plus impersonnelle.

Cet exercice lui permet de s’exprimer simplement, sincèrement, sans chercher la polémique, tout au plus est-il là pour semer quelques idées, tracer quelques pistes de réflexions dans les têtes de ses jeunes correspondants. Il s’en dégage aussi une grande bouffée d’optimisme. Non pas que les solutions paraissent faciles, mais Alain Juppé croit résolument que la société occidentale, notamment la France, parviendra à progresser vers le meilleur, même s’il y a quelques hésitations, quelques zigzags sur le chemin.

En contrepoint on y ressent également tout l’attrait exercé par le Québec. On y trouve une nature immense et superbe, des Québécois accueillants au parler savoureux. Cette langue commune aux pratiques distinctes qui nous renvoie notre vocabulaire rajeuni. Il en va ainsi du mot “chef”, mal aimé en France, utilisé couramment à la place de “leader” au Québec, où il conserve son noble sens à la tête des partis politiques. Les mots, comme les hommes, trouvent un nouvel élan en passant par le Québec.

En chiffres

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En février :

Fruits : ananas*, banane, châtaigne, clémentine*, goyave*, kiwi*, mangue*, noix de coco*, orange*, pamplemousse, pomelo*
Légumes : betterave, brocoli, chou*, chou de Bruxelles, cresson, endive, mache, salsifis,topinambour
Poissons : anguille, cabillaud*, carpe*, daurade*, huître*, lieu*, limande*, lotte*, merlan*, morue*, moule, oeuf de poisson, raie, rouget, saint-Jacques*, turbot*
Viandes : boeuf*, chapon*, faisan*, mouton*, oie*, porc*, sanglier


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