Amélie Nothomb – Ni d’Eve ni d’Adam
Albin Michel – 2007 – 245 pages
Faut-il encore lire Amélie Nothomb ? La question revient chaque année au même rythme régulier que la parution de ses romans, aux pages de moins en moins nombreuses, aux lettres de plus en plus grosses. Bien que brillants par une originalité en phase avec l’excentricité sans cesse réaffirmée de l’écrivain belge, ses livres soulèvent une polémique qui ne repose pas seulement sur la jalousie que pourrait provoquer son succès. Il faut dire que les sujets se font plus grinçants, comme un camp de concentration transformé en reality show (Acide sulfurique) ou les mémoires d’un tueur à gages (Journal d’Hirondelle).
Tout commença pourtant en 1992 par un coup de maître, Hygiène de l’Assassin, qui lui attira d’emblée la reconnaissance littéraire et la fidélisation d’un nombreux lectorat. Ses ouvrages se font remarquer par un ton très particulier, relevant de la dissection des sentiments et des situations, les montrant sous des angles inattendus et révélateurs. Ailleurs, sa maîtrise des dialogues suffit souvent seule à porter l’intrigue jusqu’à son terme.
Certains de ses ouvrages sont autobiographiques, comme le Sabotage Amoureux ou Métaphysique des Tubes, plongeant dans ses souvenirs d’enfance en Asie. Stupeur et Tremblements détaille ensuite son expérience professionnelle au Japon, il lui valut le Grand Prix du roman de l’Académie Française et une adaptation au cinéma. Ni d’Eve ni d’Adam se situe dans cette même période japonaise, étudiée cette fois sous l’angle sentimental.
Car il s’agit d’un roman d’amour. Mais à la manière d’Amélie Nothomb, c’est à dire plein d’excentricités et de froid détachement pour analyser sa rencontre et sa liaison avec celui qui commença par être son élève de français. Il apparaît vite qu’il ne s’agit pas d’une passion, les pages les plus passionnées sont réservées au Mont Fuji, tant lors de son ascension que lors d’une tempête de neige où il sera le sauveur. Dans ces deux épisodes, l’amoureux japonais est singulièrement absent.
Et comme il faut bien finir cette histoire qui se complique d’une demande en mariage, où formes interrogative et négative combinées jouent un drôle de tour, voilà Amélie de retour en Europe à la veille de son entrée sur la scène littéraire. S’il n’y avait pas eu ce Japonais pressant, l’écrivain serait peut-être restée ignorée et l’on ne se demanderait pas chaque année s’il faut encore lire Amélie Nothomb.
Fruits : ananas*, banane, châtaigne, clémentine*, goyave*, kiwi*, mangue*, noix de coco*, orange*, pamplemousse, pomelo*
Légumes : betterave, brocoli, chou*, chou de Bruxelles, cresson, endive, mache, salsifis,topinambour
Poissons : anguille, cabillaud*, carpe*, daurade*, huître*, lieu*, limande*, lotte*, merlan*, morue*, moule, oeuf de poisson, raie, rouget, saint-Jacques*, turbot*
Viandes : boeuf*, chapon*, faisan*, mouton*, oie*, porc*, sanglier