Mes amis m’avaient prévenu le matin, j’allai recevoir des flèches. Je me doutais bien qu’ils plaisantaient, mais sachant qu’ailleurs au Québec on peut trouver des panneaux « Danger, réserve indienne », l’avertissement pouvait sembler crédible. Les derniers troubles sérieux avec la population amérindienne datent des années 1990, mais il demeure toujours un malaise latent, hérité de plusieurs siècles d’antagonisme entre autochtones et allochtones, renforcé des rivalités entre les Nations Premières, comme sont désignés les Indiens du Québec.
A une petite centaine de kilomètres de Montréal, le village d’Odanak ressemble à un village québécois ordinaire. Des maisons de bois avec des façades précédées de galeries, des peintures de différentes couleurs pour donner un peu de plaisir aux yeux. Tout au plus peut-on remarquer que les jardins ont l’air un peu négligés, que les peintures mériteraient une nouvelle couche, mais ce n’est peut-être que l’effet du temps gris et pluvieux du moment.
Odanak est pourtant une réserve amérindienne, celle des Abénakis, l’une des neuf Nations du Québec. Au centre du village se trouve une petite église et à côté, l’ancien couvent a été transformé en musée. Une partie récente et très design montre comment les fonds publics viennent soutenir les infrastructures collectives, manière de calmer les revendications.
La personne à l’accueil, qui se perd un peu dans l’addition de deux billets d’entrée de prix différents puis pour rendre la monnaie, explique qu’une partie du musée n’est pas accessible car une cérémonie de mariage s’y déroule, et il vaut mieux ne pas déranger. Il s’agit d’un mariage entre une Abénaki et un Cri, une Nation située plus au nord. A sa moue, on voit bien que les Cris n’occupent pas la première place dans sa considération.
La visite du musée en est d’autant plus rapide. Pour la partie contemporaine, l’exposition porte sur les réalisations de jeunes artistes locaux, essentiellement basées sur leurs observations de la nature. Pour la partie historique, la présentation actuelle déçoit quelque peu, car limitée à la description d’une alliance politique entre nations amérindiennes, ignorant tant d’autres aspects de la culture autochtone. A l’étage se trouvent d’autres salles, mais il y a le mariage avec les Cris et il vaut mieux ne pas déranger.
Fruits : ananas*, banane, châtaigne, clémentine*, goyave*, kiwi*, mangue*, noix de coco*, orange*, pamplemousse, pomelo*
Légumes : betterave, brocoli, chou*, chou de Bruxelles, cresson, endive, mache, salsifis,topinambour
Poissons : anguille, cabillaud*, carpe*, daurade*, huître*, lieu*, limande*, lotte*, merlan*, morue*, moule, oeuf de poisson, raie, rouget, saint-Jacques*, turbot*
Viandes : boeuf*, chapon*, faisan*, mouton*, oie*, porc*, sanglier