Les oies des neiges ou oies blanches forment de grands V dans le ciel québécois lors de leurs migrations annuelles entre l’Arctique et le sud des Etats Unis. Leur arrivée au printemps puis leur départ à l’automne symbolisent le passage des saisons intermédiaires entre l’été et l’hiver. Elles font alors une escale de plusieurs jours dans les battures du Saint-Laurent, suscitant la défiance des agriculteurs dont les cultures servent de garde-manger. Les chasseurs les attendent également, heureux de ce gibier facile à tirer et à la chaire savoureuse.
Si bien qu’au début du 20ème siècle il ne restait plus que 3.000 spécimens, ce qui entraîna une stricte protection de l’espèce. Les oies ont alors rapidement regagné du terrain, profitant aussi de l’expansion des cultures de maïs, leur apportant une nourriture riche à un moment critique de leur périple annuel. Aujourd’hui la population des oies des neiges s’envole, on l’estime à 1.000.000 et le chiffre ne cesse de croître. Il a donc fallu rouvrir la chasse, y compris la chasse de printemps en 1999, avant l’arrivée de la nouvelle génération.
Il est remarquable qu’au Québec, chasse et protection de la nature aillent de pair. Les écologistes n’hésitent pas à être aussi chasseurs car ils ont mieux compris qu’en Europe comment la chasse permet de protéger les espèces en contrôlant le nombre d’individus. Il s’agit d’éviter les déséquilibres, la surabondance d’animaux sur un territoire limité conduisant à sa destruction. Ainsi pour l’Oie des neiges, son explosion démographique menace maintenant l’équilibre écologique de son aire de nidification, la toundra arctique, dont les ressources sont limitées. Le broutage excessif des oies ne permet plus le renouvellement de la végétation et cela se répercute aussi sur les autres espèces dépendant de ce milieu fragile.
Actuellement le nombre de chasseurs diminue et les oies prolifèrent. Cela donne l’occasion de rassemblements de plusieurs centaines de milliers d’oies le long du Saint-Laurent. C’est un grand spectacle qui attire de nombreux amateurs venus les observer. Tournoyant avant de se poser, comme dans un vol de reconnaissance. Caquetant en fouillant la vase, dans une ambiance de foire en plein air. Puis criant en cœur au moment du soudain envol collectif, dans un grand battement d’ailes blanches bordées de noir.
Fruits : ananas*, banane, châtaigne, clémentine*, goyave*, kiwi*, mangue*, noix de coco*, orange*, pamplemousse, pomelo*
Légumes : betterave, brocoli, chou*, chou de Bruxelles, cresson, endive, mache, salsifis,topinambour
Poissons : anguille, cabillaud*, carpe*, daurade*, huître*, lieu*, limande*, lotte*, merlan*, morue*, moule, oeuf de poisson, raie, rouget, saint-Jacques*, turbot*
Viandes : boeuf*, chapon*, faisan*, mouton*, oie*, porc*, sanglier