Le 24 juin est la fête nationale des Québécois, c’est le jour de la Saint Jean Baptiste.
Il est amusant de voir comment au cours des siècles cette fête s’est chargée de significations changeantes. A l’origine on trouve la célébration du solstice d’été, ce jour le plus long de l’année salué par la plupart des civilisations. La tradition des grands feux de bois païens perdure ainsi un peu partout. La religion catholique récupéra cette coutume en l’associant à la célébration de saint Jean Baptiste, celui qui baptisa Jésus. Cela devint les feux de la Saint Jean.
Dans les premiers temps du Québec, l’influence de l’Eglise catholique structurait strictement la vie collective. La Saint Jean Baptiste donnait alors lieu à des messes et à des processions comme pour d’autres fêtes religieuses. Chacun y trouvait son compte. L’Eglise organisait ses pieuses célébrations et les habitants profitaient de cette belle journée pour s’amuser et se détendre, appréciant les charmes d’un climat de nouveau agréable, à l’opposé de ce qu’avait pu être leur long hiver rigoureux aux nuits interminables.
En 1834 une association d’entraide est créée à Montréal, elle prendra le nom de Société Saint Jean Baptiste. Progressivement son orientation devient de plus en plus marquée par le nationalisme qui consistait à l’époque à s’émanciper de la métropole britannique. Fidèle à son nom et je joignant au jour de liesse générale, l’association organise son banquet annuel le 24 juin. La première année il n’y a que quelques dizaines de convives, issus de la bonne société montréalaise. Avec les années et la montée des revendications nationalistes, ce rassemblement annuel gagne en importance.
Les processions religieuses des débuts se transforment alors en défilés où le drapeau à la fleur de lys remplace les icônes sacrées. Pendant les années des troubles patriotiques, ces défilés sont même interdits pour éviter les dérapages, mais cela renforce leur connotation nationaliste. Ensuite ils reprennent avec une ampleur grandissante, en 1874, pour les 40 ans de la Société Saint Jean Baptiste, 60.000 personnes participent aux réjouissances dans Montréal. Avec l’émancipation du Canada, le nationalisme québécois évolue vers la revendication de la souveraineté du Québec.
La fête continue à se transformer. Il y a bien encore des messes pour assurer la continuité religieuse mais maintenant les chars participent aux défilés comme pour un carnaval. La musique et les chants comptent aussi pour beaucoup dans les réjouissances, de nombreux concerts sont donc organisés. De plus, il est maintenant généralement admis que la fête nationale doit être la fête de tous les Québécois, en lui retirant sa vocation nationaliste restrictive et revendicative. D’après les sondages publiés, plus de 80% des Québécois reconnaissent que la Saint Jean Baptiste est la fête de tous les Québécois, indépendamment de leur origine, de leur langue ou de leurs choix politiques.
Fruits : ananas*, banane, châtaigne, clémentine*, goyave*, kiwi*, mangue*, noix de coco*, orange*, pamplemousse, pomelo*
Légumes : betterave, brocoli, chou*, chou de Bruxelles, cresson, endive, mache, salsifis,topinambour
Poissons : anguille, cabillaud*, carpe*, daurade*, huître*, lieu*, limande*, lotte*, merlan*, morue*, moule, oeuf de poisson, raie, rouget, saint-Jacques*, turbot*
Viandes : boeuf*, chapon*, faisan*, mouton*, oie*, porc*, sanglier